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May 6, 2012
8.8 MB
8268×8268
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Creative Commons License
Some rights reserved. This work is licensed under a
Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 3.0 License.

Camera Data

NIKON CORPORATION
NIKON D300
1/1000 second
F/2.0
50 mm
400
Aug 1, 2011, 10:35:09 PM
Adobe Photoshop CS5 Macintosh
[x]
:iconlequark:
a new (glaucous) collaboration with Julien... :iconbwiti:

Comment qu’y z’avaient dit déjà ?
« Ici
Pour vous
La cité radieuse des 4 saisons
De l’avenir, du bonheur, votre maison. »
Ben mince alors ! C’est marrant comme on voudrait toujours à croire les choses les plus bêtes !
Parce qu’à bien y repenser, de toutes les façons vu comment on nous avait présenté les choses, ça pouvait guère finir différemment.
Mais non, nous on y a marché les yeux fermés dans leurs histoires, et à présent la cité radieuse c’est bien nous qui l’habitons.
« Ici
Pour nous
La cité odieuse des 4 saisons
Pas d’avenir, du malheur, notre maison ».
Ça c’est ce qui a d’écrit dans le hall d’entrée de la tour Printemps – celle que j’habite – celle peut-être qu’est la moins en piteux état. Au début les promoteurs, y z’avaient assuré que ça serait finit à temps… pour juillet, pis pour les fêtes, pis pâques et à nouveau juillet… En définitive, y z’ont jamais fini. L’escalier quand on le monte au bout on n’arrive nulle part, dans le ciel. Le ciel et la pluie qui fait comme un ruisseau, ou même plutôt une cascade, en plein dans la tour. Y’en a qui trouve que c’est beau, ceux-là ne sont que de passage. Et pis l’ascenseur aussi, çula on peut toujours le chercher il existe pas. Y’a bien un trou mais c’est tout. Et quand on y regarde dedans on a l’impression d’être dans la gorge de la tour, ça va se perdre là-haut, dans le noir.
Alors bien sûr on a essayé de faire valoir nos droits mais des droits très bizarrement on en avait pas. La chose qu’on avait tous signé, ça disait qu’y aurait de l’avenir et du bonheur quand les travaux y seraient finis. Mais comme y finissaient pas et ben on avait droit à rien, en fait on avait juste des devoirs.
Payer
Payer les frais de gestion, d’entretiens, les frais de conciergerie, de retraitement des déchets. Evidemment y avait rien de tout ça, mais comme les travaux y finissaient jamais, nos plaintes elles, n’étaient pas recevables.
Alors on avait pris l’habitude de payer pour ces choses fantômes, parce que ceux qui avaient refusé, avaient été expulsés sans sommation et sans contrepartie aucune. Du jour au lendemain imaginez donc ! Paf, là ! Dans la rue avec toute la marmaille et le linge de maison ! C’est sûr que les histoires qu’on s’racontait, ça participait de l’atmosphère bien triste de l’époque. C’est pas facile d’habiter nulle part ! On espérait toujours que les choses finiraient par s’arranger, que les pouvoirs publics mettraient leur nez dans nos affaires et reprendraient tout l’tralala en main. Mais on se trompait toujours, et au lieu de s’améliorer les choses allaient sans cesse de mal en pis. Pourtant on avait pensé, moi le premier, que c’était pas possible de sombrer davantage, mais c’était sans compter sur la grande crise d’avril. En quelques mois nous avons sombré dans la tempête. L’électricité fut tout d’abord coupée, puis les murs ont commencé à se gorger d’humidité, ça faisait comme si une tumeur grignotait les 4 saisons consciencieusement, d’une tour à l’autre, il en allait des ennuis comme de métastases virulentes et hors de tout contrôle !
Nous multiplions les réunions de syndic où nous rédigions des courriers, toujours plus nombreux, à l’adresse du comité directeur mais sans jamais recevoir de réponse. En définitive, chacun a fini par se recroqueviller dans sa flaque, chez soi à regarder le goutte à goutte noir qui dégoulinait du plafond. Un beau jour, on découvrit des affiches placardées dans toutes les tours indiquant que la municipalité cessait le réseau de transport autobus qui couvrait notre secteur géographique. Alors ce jour-là on a compris… compris que nous étions devenus – NOUS TOUS – des virus en quarantaine ; il n’aurait servi à rien de lutter, il allait nous falloir apprendre à vivre isoler, nous étions devenus des ombres… Je ne croisais plus mes voisins, chacun et chacune glissait dans les couloirs obscurs sans un bruit, le silence devint notre seule symphonie.
Je dis « Nous » mais quant à moi, y faut l’dire, j’eus des difficultés à supporter cet état de fait… j’ai toujours aimé la compagnie… taper dans l’dos d’un ami ça m’est comme qui dirait nécessaire… vital même…
Alors j’ai cherché à compenser. Quand on se retrouve vraiment seul, on finit toujours par entendre des voix, moi c’était les blattes qui parlaient, ça en faisait du monde et du brouhaha ! J’vous dis pas ! Ma cuisine on aurait dit une salle de théâtre avant que ne débute une pièce à succès, c’était pas croyable ! Mais le plus malheureux c’est que dans tout ce tintamarre y’en avait pas une, de ces maudites bestioles, pour me parler… à moi…
Non non elles discutaient entre elles, toujours… J’avais beau essayer de m’immiscer dans la conversation, ben y’avait comme une incompréhension entre nous et ça, ça m’a fait vraiment mal…
Parce qu’avouez ! Comment tomber plus bas lorsque même des cafards s’obstinent à refuser de vous parler ?
Alors, tout virus en quarantaine que je suis devenu, j’ai décidé de me redresser. Pour cela rien de tel qu’un jolis minois, un brin d’fille rien qu’à moi…
J’ai passé y’a une semaine une annonce alléchante dans « Les Nouvelles du Centre » qui disait en substance ceci :
« J.H. de bonne famille – 1m80 – 70 kg – Yeux verts – Teint hâlé – Cursus de hautes études achevé – Poste de responsabilité à haut revenu – recherche belle âme pour fonder famille dans le respect et l’amour »
Y’a quelques petits mensonges là-d’dans mais que voulez-vous, pour attraper le jeune perdreau on évite de trop s’montrer. Depuis quelques temps j’ai même plutôt pas mal changé, l’obscurité de ma tour m’a comme qui dirait digéré, mais c’est pas grave…
Une fois que j’aurais attrapé la fille, ça sera plus facile tout ça, on pourra rester ensemble main dans la main, à regarder les gouttes noires, noires comme nos pupilles amoureuses…
Je suis impatient.

Story: Bwiti
Shoot: Bwiti
original:

C4D
Photoshop



もじゃもじゃ
Moja Moja©, or the origins of Little Monsters ...

Moja Moja is a Japanese onomatopoeia: a ball of hair that makes you want to fiddle with your fingers ...

thanks to see the series : Little Monsters©
and DA Portfolio: [link]
and a better vision of themselves: [link]

kindly featured by :iconalosa: [link]
:icondonotuseplz::iconmyartplz:
CopyrightDepot.com00046402
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:icontypical-villain:
~Typical-Villain Jun 6, 2012  Hobbyist Digital Artist
hahaha :D I looked absolutely like this little monster a couple of hours ago... water was everywhere! ><
But sorry for this personal stuff, what Ireally want (and should) say is that this picture is absolutely gorgeous!
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:iconlequark:
*LEQUARK Jun 9, 2012  Professional Digital Artist
thanks a lot!! :hug:
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:iconbwiti:
coming soon coming soon.... vous aurez monsieur ma lettre de démission demain sur votre petit bureau...
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:iconlequark:
*LEQUARK Jun 2, 2012  Professional Digital Artist
ben si elle arrive au même rythme que tes signatures.... :D
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:iconalosa:
=Alosa Jun 1, 2012  Professional Digital Artist
Hi my friend :hug: I featured your good little monster in my journal here [link]
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:iconlequark:
*LEQUARK Jun 2, 2012  Professional Digital Artist
thank you very much, Elen... :hug:
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:iconlequark:
*LEQUARK Jun 1, 2012  Professional Digital Artist
:hug:
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:iconlequark:
*LEQUARK May 13, 2012  Professional Digital Artist
thanks again... :)
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